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Le colosse en cuivre
Payée par Napoléon III sur sa cassette personnelle, la statue colossale de Vercingétorix fut érigée le 27 août 1865 à la pointe ouest du Mont-Auxois, précisément là où l'oppidum domine le champ de la dernière bataille. A l'issue de quatre années de fouilles archéologiques, elle était destinée à célébrer de façon appropriée à la fois Vercingétorix et la victoire des savants. Elle ne fut jamais inaugurée. Cette œuvre du sculpteur Aimé Millet a été réalisée en tôle de cuivre battue et repoussée. Le héros, haut de 6,60 m, se dresse sur un piédestal de 7 m en granit de Saulieu et pierre de Pouillenay exécuté sur les dessins de l'architecte Viollet-le-Duc. Debout, tête nue, les sourcils froncés, la longue chevelure en désordre, la moustache tombante, Vercingétorix est représenté dans une attitude morne qui exprime la résignation malgré son air farouche. Le dessein politique
Cette image romantique, en grande partie imaginaire, a été abondamment diffusée pendant plus d'un siècle. Tout dans cette physionomie mythique contredit la déclaration conquérante inscrite sur le socle. Celle-ci s'appuie sur une traduction erronée des mots que César prête à Vercingétorix dans sa harangue devant l'assemblée gauloise après le désastre du siège d'Avaricum (Bourges) : LA GAULE UNIE FORMANT UNE SEULE NATION ANIMÉE D'UN MÊME ESPRIT PEUT DÉFIER L'UNIVERS CÉSAR, De Bello Gallico, VII, 29 NAPOLÉON III, EMPEREUR DES FRANÇAIS, Á LA MÉMOIRE DE VERCINGÉTORIX Pour en savoir plus... |
